Publié le 5 novembre 2010 par groupe socialiste

Le mois de novembre est le mois de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Nous y consacrerons plusieurs billets durant les semaines qui viennent.

Aujourd’hui, découvrons la vie de Monsieur et Madame ESS qui, sans le savoir peut-être, utilisent tous les jours des organismes relevant de l’ESS. Comme vous peut-être ?

La famille ESS habite dans un immeuble géré par une coopérative d’habitants, où chacun est donc à la fois locataire de son logement et collectivement propriétaire du bâtiment.

Comme tous les matins, cette famille se réveille en écoutant une radio associative. Le début de matinée s’annonce bien rempli pour Monsieur ESS qui doit passer prendre une voiture réservée dans le cadre d’un auto partage, géré par une association. Puis, il déposera sa fille à la crèche parentale, gérée sous statut associatif. Enfin, il rejoindra son poste de téléconseiller dans une mutuelle de santé et de prévoyance.

Madame ESS a rendez-vous quant à elle dans une clinique dentaire mutualiste. Puis elle ira à son cours de gym dans un club de sport, où elle exerce une activité de bénévole associative. Elle y retrouve une amie, qui se plaint du prix des fruits et légumes en grande surface. Elle lui suggère donc de faire comme elle et de les acheter directement en circuit court grâce à une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne).

Pour le déjeuner, Madame et Monsieur ESS se retrouvent au restaurant d’application de l’école hôtelière conventionnée sous statut associatif. Des élèves motivés par les métiers de restauration assurent le service. A la fin du repas, Monsieur ESS règle la note avec ses chèques restaurants, dont l’émetteur est une coopérative (Société COopérative de Production -SCOP-).

En début d’après-midi, dans sa banque coopérative, Madame ESS a rendez-vous avec son conseiller qui lui propose d’investir dans un placement éthique. Deux choix s’ouvrent à elle, soit elle agit pour le développement durable au travers de l’investissement socialement responsable, soit pour l’insertion via l’épargne solidaire.

Elle rejoint ensuite l’ESAT (Etablissement et Service d’Aide pour le Travail), une structure associative créée par des parents d’enfants handicapés, et dans laquelle elle est éducatrice spécialisée.

En sortant du travail, Monsieur ESS s’arrête dans un supermarché pour y faire quelques courses. Ce supermarché est une coopérative de commerçants détaillants. Il passera ensuite récupérer leur fils qui prépare son permis de conduire dans une auto-école associative, puis le déposera à la MJC pour des cours de judo.

Après un rendez-vous avec l’association d’aide à domicile pour le portage des repas des parents de Madame ESS, les parents fileront au cinéma d’art et essais (sous statut SCOP) pour assister à l’avant première d’un film qui sera suivie d’un débat avec le réalisateur.

Bon, notre famille ESS frise la perfection… Mais peut-être vous êtes-vous aussi reconnu dans ces quelques activités du quotidien ?


Catégorie : A la Région, Débat d'actu    Partager - PS Rhône-Alpes

3 commentaires sur “Economie Sociale et Solidaire : et si c’était notre quotidien ?”

  1. Par horrent josiane
    Le 5 novembre 2010 à 16 h 52 min

    sur que ce couple ESS donne envie

    Que faire que si certaines petites structures existent en local ,comment 1 personne seule en démarrant de la banque, puis le logement qui aura le necessaire (ascenseur et douche ) peut s’integrer dans le SYstème

    Et je connais un amap , mais cette facon, pour une personne suele revient chère
    Sinon le principe est bon

  2. Par Andréys
    Le 5 novembre 2010 à 23 h 31 min

    Cette énumération me semble bien étriquée ! Et toutes les Aides à Domiciles et les associations qui gravitent autour des personnes âgées et des familles, les clubs sportifs, la plupart des cabinets d’infirmiers, les agences de voyage (Arvel sur Lyon), les banques effectivement, les organismes humanitaires,les associations d’insertion, etc. Et je ne suis pas un spécialiste…
    Cordialement.

    • Par groupe socialiste
      Le 8 novembre 2010 à 9 h 50 min

      Vous avez parfaitement raison… Nous aurions pu décrire une semaine complète et sans doute n’aurions-nous pas pu approcher l’exhaustivité…

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