Publié le 24 janvier 2011 par groupe socialiste

En octobre 2010, nous avions lancé le mouvement de lutte contre les projets d’exploitation du gaz de schiste. La première action emblématique fut de faire voter au Conseil régional un vœu demandant l’annulation des décrets autorisant la recherche de gaz de schiste en Rhône-Alpes, en visant explicitement les permis dit de Montélimar et de Villeneuve de Berg. Depuis, d’autres formations politiques nous ont emboîté le pas, parfois malheureusement dans des logiques électoralistes. Un tel enjeu aurait mérité mieux que des réunions d’information s’inscrivant dans la campagne des cantonales. 

Aujourd’hui, le mouvement prend une autre ampleur. Sur le plan national, tout d’abord, puisque Jean-Jack Queyranne, député du Rhône, vient de déposer une question écrite au ministre de l’écologie, lui demandant l’annulation de ces décrets. Il y pointe la dangerosité écologique et environnementale du procédé, ainsi que l’importance et la fragilité des milieux aquifères et des rivières dans la vallée du Rhône. La ministre de l’écologie devra maintenant répondre à cette demande, alors qu’elle n’avait pas jugé nécessaire de répondre au vœu voté par la Région, qui lui avait pourtant été adressé !

Sur le plan local, les actions se multiplient. Dans la Drôme, Michèle Eybalin, qui avait porté ce vœu pour le groupe socialiste, poursuit son travail d’information et de lobbying. En Ardèche, le Conseil Général, présidé par Pascal Terrasse, votera aujourd’hui même une motion demandant qu’il n’y ait pas de recherche et d’exploitation de gaz de schiste sur son territoire, et incite toutes les communes ardéchoises à faire de même. Il mobilise également les Ardéchois dans l’opposition à ce projet autour d’une pétition. Dans un souci d’information et de débat, la fédération départementale du Parti Socialiste, réunie autour de Sabine Buis, conseillère régionale, organise une réunion d’information le mercredi 26 janvier à 20H30 à l’espace Michel Poudevigne de Saint Sernin.

Cette affaire montre que les enjeux énergétiques et la fragilité écologique sont loin d’avoir gagné toutes les consciences. Au-delà d’un ancien ministre, Jean-Louis Borloo, qui se gargarisa de son « Grenelle » tout en autorisant la recherche du gaz de schiste, au-delà de certaines agitations médiatiques, l’action ferme et résolue, peut-être moins visible, mais cohérente et continue des élus socialistes, est essentielle. Elle permet d’avoir une même parole et une même demande au Conseil général, au Conseil régional et à l’Assemblée Nationale pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités et exiger le retrait d’un projet coûteux, inutile et dangereux !


Catégorie : A la Région, Débat d'actu

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