Lors de la prochaine Assemblée plénière nous déposerons un amendement en faveur de l’emploi des jeunes. Jean-Michel CREISSON, chef de file économie du groupe socialiste, revient à cette occasion sur la politique économique de la Région.
Vous défendrez un amendement du groupe socialiste dans le cadre du débat budgétaire, sur quoi porte-il ?
Nous voulons créer une déclinaison spécifique du dispositif IDéclic Prim’ destinée aux demandeurs d’emplois de moins de 25 ans. C’est une réponse encore plus efficace aux besoins de ce public particulièrement éprouvé par la précarité et le chômage, puisque l’on sait que la crise touche violemment et directement les jeunes qui en sont les premières victimes. Le nombre de demandeurs d’emplois de moins de 25 ans augmente constamment et rapidement. Face cette situation, et alors que des nombreuses opportunités de création ou de reprise existent, notre objectif est d’encourager ces jeunes qui veulent se lancer dans l’aventure de la création/reprise d’entreprise, souvent en créant ainsi leur propre emploi. C’est le sens de cet amendement.
Vous êtes chef de file économie pour le groupe socialiste, que s’est-il passé sur cette thématique durant cette année ?
L’emploi est la préoccupation majeure de nos concitoyens dans un contexte d’augmentation du chômage et de crise économique inquiétante. Nos politiques en matière de développement économique sont tournées vers ce seul objectif : favoriser l’emploi dans notre région. C’est le fondement de la « Stratégie Régionale de Développement Economique et d’Innovation » adoptée en 2011. C’est aussi ce qui nous a guidé avec la signature du deuxième contrat économique sectoriel Economie Sociale et Solidaire (ESS), avec la création volontariste du Fonds Régional d’Investissement (FRI) qui arrive à point nommé alors que le système bancaire n’est pas toujours au rendez-vous de l’économie réelle. Enfin, notre Plan PME a pour objectif d’accompagner près de 1 500 entreprises par an ciblant leurs leviers de croissance et les enjeux liés à leur développement. En Rhône-Alpes, c’est une évidence, les gisements d’emplois se trouvent dans les PME.
La création et la reprise d’entreprise sont des étapes délicates dans la vie d’une entreprise, comment la Région intervient-elle ?
Les dispositifs régionaux mis en place par Jean-Louis GAGNAIRE, Vice-président délégué au développement économique, ont permis en 2011 d’accompagner près de 3 000 nouveaux entrepreneurs. Notre intervention s’inscrit dans un contexte où 35 000 chefs d’entreprise ont plus de 55 ans, et 100 000 entreprises seront concernées dans les 10 ans à venir. C’est un enjeu majeur si l’on veut préserver l’emploi du futur. Notre objectif est donc d’augmenter le nombre d’entreprises effectivement transmises en préparant de bonnes conditions à leur transmission et en sécurisant les opérations de reprise pour assurer leur pérennité. Pour cela, nous avons mis en place des outils de financement spécifiques concernent les créateurs d’entreprise : la gamme « IDéclic ». Nous travaillons sur tout le territoire rhônalpin avec des partenaires spécialisés qui nous aident à mettre en œuvre au plus près des besoins ces dispositifs d’accompagnement qui connaissent un vrai succès.
2 commentaires sur “L’emploi des jeunes, notre priorité”
Laisser une réponse
- A la Région (267)
- Communiqués de Presse (39)
- Débat d'actu (224)
- En Assemblée (70)
- Le mot du Président (15)
- Des élues rhônalpines au Gouvernement !
- Assemblée plénière du 16 mai 2012
- Agglomération franco-valdo-genevoise, Charte 2012 – Christian DUPESSEY
- Compte Administratif 2011 – Aurélien FERLAY
- C’était comment, votre 6 mai 2012 ?
- Énergie : les familles adoptent la positive attitude !
- Compte administratif
- « J’ai l’honneur de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort »


Le 18 décembre 2011 à 16 h 49 min
Initiative sans doute utile mais dommage pour la limite d’âge. Je sais bien que définir des limites ou seuils est nécessaire, mais à une époque où le temps des études s’allongent, ce dispositif ne peut concerner les jeunes diplômés, ingénieurs par exemple que la crise et les mesures à court terme de l’état dans le domaine des énergies renouvelables par exemple , ont mis sur le « carreau ».
Pourquoi pas 30 ans?
Le 20 décembre 2011 à 19 h 56 min
Concernant la limite d’âge, il est en effet toujours difficile de fixer des seuils. Néanmoins, celui de 25 ans a été fixé avec l’objectif particulier d’appui à la création d’entreprise des plus jeunes, pour lesquels l’âge est souvent un « handicap » supplémentaire dans l’accès au crédit bancaire en vue de la création d’une entreprise. En effet, aujourd’hui, 40 % des bénéficiaires d’Idéclic ont moins de 32 ans, mais la tranche des moins de 25 ans est la moins représentée. Accessible à toutes les tranches d’âge, le dispositif existant iDdéclic Prim’ (http://www.rhonealpes.fr/TPL_CODE/TPL_AIDE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/133/18-les-aides-de-la-region-rhone-alpes.htm ) continuera bien sûr de fonctionner comme précédemment, mais les moins de 25 ans bénéficieront grâce à cet amendement d’une bonification.