Lors de la commission permanente de jeudi dernier, les élus régionaux ont adopté la mise en œuvre opérationnelle du Fonds Régional d’Investissement (FRI), qui faisait partie de nos engagements de campagne pour les élections régionales de 2010. Jean-Louis GAGNAIRE, Vice-président délégué au développement économique, à l’industrie et aux PME, nous explique la spécificité de ce fonds et en quoi il s’inscrit dans la Stratégie Régionale de Développement Economique et d’Innovation (SRDEI).
Pourquoi la création du FRI ?
Dès mai 2010, j’ai voulu avec le FRI apporter une réponse innovante à un problème structurel majeur du tissu industriel des PME françaises : leur financement et plus particulièrement leur manque de fonds propres.Dans notre région qui représente le quart de la sous-traitance nationale et où le poids de l’industrie y est supérieur à la moyenne nationale, la consolidation du socle industriel est un enjeu central et déterminant pour l’économie régionale et la Région est bien l’échelon pertinent pour pouvoir agir.Nous avons voulu proposer un fonds patient, investissant sur une dizaine d’années et présentant ainsi la garantie du temps long sur lequel se conçoivent les développements industriels.Alors que l’économie est de plus en plus agitée par les soubresauts de la sphère financière et l’exigence de rendements considérables sur des temps très courts souvent incompatibles avec le rythme industriel, la puissance publique doit intervenir avec détermination là où les besoins sont les plus forts, c’est le sens de l’action économique de la Région.
Le FRI qu’est-ce donc concrètement?
Il s’agit d’un fonds régional d’investissement abondé à 50% par des fonds publics (Région et Caisse des Dépôts et Consignations) et à 50% par des investisseurs privés. Le FRI interviendra en fonds propres dans des PME rhônalpines en développement ou en redéploiement.
Nous avons donc calibré le FRI sur les tickets moyens pour proposer une offre complémentaire et non concurrente de l’existant, les petits et gros besoins de financement étant habituellement mieux couverts. C’est un outil de petit capital développement qui prendra des participations minoritaires dans une centaine d’entreprises industrielles sur des tickets entre 100 000€ et 600 000€.
La société lyonnaise Siparex a été retenue pour assurer la gestion du fonds ainsi que la levée des fonds privés.
En quoi s’inscrit-il dans la SDREI ?
La crise financière et économique mondiale que nous traversons depuis 2008 a eu des impacts profonds à l’échelle régionale. La baisse massive du crédit bancaire a particulièrement affecté une région très industrielle avec notamment de nombreuses destructions d’emploi.
L’industrie et l’emploi sont au cœur de la nouvelle Stratégie Régionale de Développement Economique et d’Innovation. Parmi les onze leviers d’action de la SRDEI, j’ai souhaité que soient développés de nouveaux outils d’ingénierie financière pour le financement des TPE/PME dont le FRI.
La Région va s’engager sur ces outils en tant que souscripteur ou par abondement afin de pouvoir jouer un rôle de coordinateur régional et de proposer progressivement une offre de financement cohérente et complète apportant des réponses aux différents types de besoin de financement ainsi qu’à chaque étape de la vie d’une entreprise.
Un commentaire sur “Le FRI : un outil au service de l’emploi – Interview de Jean-Louis GAGNAIRE”
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Le 22 octobre 2011 à 20 h 17 min
très bel outil financier que le FRI