Publié le 14 février 2013 par groupe socialiste

La pression immobilière et la crise économique et sociale ont d’importantes conséquences sur l’accès au logement pour les étudiants rhônalpins. Consciente de ces difficultés, la Région Rhône-Alpes intervient afin de développer les solutions de logement qui leur sont proposées, notamment dans les zones ou la pression immobilière est la plus forte et vis-à-vis des publics fragiles. Florence PERRIN, Conseillère déléguée aux formations sanitaires et sociales et à la vie étudiante, revient sur l’action régionale en faveur du logement étudiant. 

Le logement est une préoccupation majeure des étudiants. Comment la Région agit-elle pour y répondre ?

L’ampleur de la crise du logement nous impose de renforcer notre action dans ce domaine qui ne fait pas partie de nos compétences obligatoires. Trop de temps a été perdu depuis 2002. Les gouvernements de droite successifs ont laissé la situation se détériorer. Face à cette situation, nous avons fait preuve de volontarisme en étant conscients que l’accès au logement est essentiel dans la démocratisation de l’enseignement supérieur et qu’il est un facteur de réussite. Dans le Contrat de Projet Etat-Région (CPER) 2007-2013, nous nous sommes engagés à hauteur de 26 millions d’euros pour le logement et la vie étudiante. Dans le cadre du CPER et du dispositif « soutien aux campus rhônalpins », il est ainsi prévu de construire 4 000 logements sociaux étudiants et de réhabiliter 4 000 chambres CROUS sur la période 2007-2020, principalement à Lyon et Grenoble. En octobre 2012, une subvention de 1,2 million d’euros a ainsi été attribuée au CROUS de Lyon Saint-Étienne pour la construction d’une résidence universitaire de 210 logements à Villeurbanne.

Comment penser le développement du logement étudiant sur l’ensemble du territoire rhônalpin ?

Le développement du logement étudiant ne saurait se limiter aux grands pôles universitaires que sont Lyon et Grenoble même si ce sont les zones où la pression est la plus forte. Il doit aussi s’envisager autour des antennes universitaires de Roanne, Valence et Bourg-en-Bresse. Donner sa chance à chacun : c’est notre ambition pour l’ensemble des campus. A la rentrée prochaine, Bourg-en-Bresse sera ainsi dotée de sa première résidence CROUS. Nous avons engagé 260 000 euros sur ce projet qui permettra de réaliser 55 logements étudiants et proposera une solution de logement abordable pour les 30% d’élèves boursiers qui y suivent leurs études. Ce type de projet traduit notre détermination à agir sur des publics prioritaires. Des logements mieux répartis sur le territoire et un accès facilité pour les publics prioritaires, c’est le sens de notre action.

Quelles perspectives envisager suite aux Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche ?

Le rapport des Assises pose le constat qu’« il faut favoriser l’accès des étudiants au logement, en particulier dans certaines villes où le parc de logements étudiants n’est absolument pas à la hauteur ». Il préconise d’augmenter le nombre de logements sociaux gérés par le CROUS et de favoriser l’accès des étudiants au parc locatif privé. Je me réjouis que ces orientations soient enfin prises en compte au niveau national. Le Gouvernement a déjà annoncé la construction de 8 000 logements étudiants, soit 40 000 logements par an pendant le quinquennat de François HOLLANDE. C’est un changement de cap. Demain, comme hier, notre Région poursuivra ses efforts aux côtés de l’Etat. Le rapport des Assises lui en donne toute la légitimité en reconnaissant que « la Région, se situe bien à un niveau pertinent pour réfléchir à l’organisation de la vie étudiante ».

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Catégorie : A la Région, Débat d'actu

Un commentaire sur “Logement étudiant – 3 questions à Florence PERRIN”

  1. Par lola36
    Le 14 février 2013 à 11 h 06 min

    Bonjour
    merci pour votre article super intéressant. Etudiante en médecine, il est vrai que se loger est un vrai calvaire pour un étudiant, surtout pour moi qui n’a que très peu de temps avec mes études. De plus lorsqu’on trouve son logement après maintes difficultés, ils nous arrivent souvent de devoir quitter son logement car le proprio a décidé d’augmenter le loyer et que cela n’entre plus dans notre budget. Il faut donc recommencer des démarches… A cause de cela, j’ai raté ma première année de médecine par exemple. J’ai eu du mal à m’y remettre. Aujourd’hui avec la mise en place de l’encadrement des loyers du gouvernement http://gouv.tv/15 , j’espère que cela va pouvoir régler mon problème et celui de nombreux étudiants afin de pouvoir se concentrer pleinement dans ses études.
    On verra bien d’ici la fin de l’année quand mon bail arrivera à expiration ^^

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