Autorité Organisatrice des Transports Express Régionaux (TER), le Conseil régional consacre beaucoup d’énergie et d’argent pour permettre à la SNCF de faire rouler chaque jour les trains au service des Rhônalpins. Depuis 8 ans, grâce à une politique particulièrement volontariste basée notamment sur le cadencement et l’investissement, les résultats sont au rendez-vous, la fréquentation des TER ayant doublée. Toutefois, si elle consacre près d’un quart de son budget (près de 570 millions d’euros en 2012) pour assumer cette mission essentielle qui lui est confiée par la loi, notre collectivité s’implique également dans le développement de ce que l’on a coutume d’appeler les « mobilités douces ».
Le 4 avril dernier, Jérôme SAFAR, Président du groupe socialiste de la Région Rhône-Alpes et 1er Adjoint de la Ville de Grenoble, a présidé le jury du Prix Énergies citoyennes. Ce prix récompense les collectivités qui mettent en œuvre sur leur territoire des stratégies énergétiques permettant de contrôler la consommation énergétique. A cette occasion, il revient pour nous sur cet évènement et rappelle l’action régionale dans la lutte contre le changement climatique.
Du 14 au 17 mars derniers à Marseille avait lieu le 5e Forum Alternatif Mondial de l’Eau (FAME). Revenons sur le bilan de cet évènement avec Bernard MOUNIER, coordinateur thématique «accès à l’eau et à l’assainissement » du FAME.
Quel bilan tirez-vous de cette édition du Forum Alternatif Mondial de l’Eau ?
Cette année encore, le succès du Salon de l’agriculture ne s’est pas démenti. Sous les yeux de centaines de milliers de visiteurs, les agriculteurs français ont démontré leurs savoir-faire et la qualité de leur production. Le Salon de l’agriculture, c’est aussi l’occasion de focaliser l’attention des Français, des décideurs, des médias et des politiques sur le thème de l’agriculture, ses réussites mais aussi ses défis.

Tout savoir sur les politiques et les dispositifs de la Région Rhône-Alpes ?
Que fait la Région pour mon lycée ?
Et pour l’emploi ?
CDDRA, CARED, CTEF ça veut dire quoi
tous ces sigles ?
En matière de transports, quel est vraiment
le rôle de la Région ?
Et pour les jeunes, vous faîtes quoi ?
Toutes les réponses à ces questions – et à toutes celles que vous pouvez vous poser – sont dans le nouveau Panorama des politiques et dispositifs régionaux, désormais téléchargeable sur ce blog, en version intégrale ou par fiche thématique.
Chaque année le groupe socialiste publie le Panorama des politiques et des dispositifs régionaux. Après l’édition 2004-2010 (toujours consultable ici), qui dressait le bilan des réalisations régionales sous le précédent mandat, retrouvez dans cette nouvelle version les politiques et dispositifs poursuivis ou mis en place depuis 2010.
Le jeudi 9 février prochain, les conseillers régionaux auront à délibérer sur le projet de Plan Climat Régional (PCR) définissant le cadre d’actions de Rhône-Alpes en faveur du climat. Dans l’optique d’une réduction par cinq des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’horizon 2050, ce PCR se décline autour de trois périmètres : le siège et le fonctionnement interne de la Région, les lycées et leur patrimoine ainsi que toutes les politiques régionales. Concrètement, quels types d’actions prévoit ce plan ?
Historiquement, on constate que les questions environnementales et, dans une certaine mesure énergétiques, n’ont évolué que selon deux moteurs : les catastrophes et la pression de l’opinion publique. Concernant les catastrophes, citons l’exemple de l’explosion de la poudrerie de Grenelle, en plein Paris à la fin du XIXe siècle, qui a conduit à poser les bases de la réglementation française sur les risques industriels. La catastrophe de Seveso et la directive qui porte son nom, tout comme plus récemment, Fukushima, participent de ce même processus de changement, ou a minima de (ré)ouverture des débats post-catastrophes. Cela est dû à l’impact non seulement environnemental mais aussi émotionnel de ce type d’événement, qui permet à tous, au-delà du lieu même de son déroulement, de se sentir concernés. Deuxième moteur, parfois lié au premier évoqué, la pression de l’opinion publique, du moins dans les régimes démocratiques.
« Le jour où l’abeille disparaîtra, les hommes n’auront plus que quatre ans à vivre ». Cette prophétie, attribuée à Albert Einstein, a tout pour inquiéter les responsables politiques. Que faire devant une telle responsabilité ? Les abeilles ont, en effet, une place particulière dans l’histoire de l’humanité, par le rôle qu’elles tiennent dans la pollinisation et, partant, par leur implication dans notre agriculture depuis le néolithique. Or, et c’est tout le paradoxe de notre société, c’est par ce biais qu’aujourd’hui, nous portons atteinte à nos hyménoptères préférés… Après le Gaucho et le Régent, aujourd’hui interdit, c’est le Cruiser, insecticide enrobant les semences, qui est jugé responsable de la surmortalité des abeilles.
Début 2010, on découvrait un projet à gros budget, sorte de « Gasland français ». Mais, malgré un synopsis gouvernemental bien réglé, tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Au départ, un scénario assez simple : des permis d’exploitation signés en catimini le 1er mars, des industries pétrolières, accompagnées d’amis du pouvoir en place, comme Julien Balkany, et une exploitation du gaz et de l’huile de schiste à échéance de 5 ou 10 ans. Avec au générique : la réduction de notre dépendance au gaz russe, l’amélioration de notre balance commerciale et, accessoirement, l’augmentation des profits des groupes pétroliers et gaziers. Mais ce scénario ne tenait pas compte d’un facteur important : l’arrivée en scène de journalistes, d’élus et de citoyens. Autant d’acteurs qui craignaient, simplement, pour leur santé, leur environnement, la ressource en eau, le développement local, et ce pour un gain plus qu’hypothétique. C’est ce que Michèle Eybalin résumait dans la formule : inutile, coûteux et dangereux.
Un an. Un an que le groupe socialiste s’oppose à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans les territoires rhônalpins. Un an que nous dénonçons ces projets inutiles, coûteux et dangereux et que nous demandons l’annulation des permis dits de Montélimar, Villeneuve de Berg et Nant.
L’annonce de leurs abrogations hier soir constitue donc une victoire pour tous les opposants au gaz de schiste et donc bien sûr pour les élus socialistes régionaux. Une victoire qui ne saurait nous faire oublier les 61 permis encore en vigueur sur le territoire français. Pour eux, la mobilisation devra se poursuivre, les simples déclarations de Nicolas SARKOZY ne constituant pas une garantie suffisante pour l’avenir.
C’est pourquoi nous soutenons la proposition de loi des parlementaires socialistes et écologistes qui sera débattue le 6 octobre prochain à l’Assemblée nationale. Nous espérons pouvoir y voir l’aboutissement d’un combat entamé il y a donc tout juste un an.
En effet, dès octobre 2010 par la voix de Michèle EYBALIN et bien avant l’emballement médiatique sur ce sujet, nous demandions au Gouvernement de revenir sur ces permis attribués en catimini. Nous dénoncions déjà les risques importants pour les ressources en eau, la qualité de l’air, la santé publique et le développement durable de nos territoires. En l’absence de réponse du Gouvernement, la Région avait, en février 2011 et à notre initiative, adopté une délibération allant dans le même sens. Celle-ci visait à soutenir les mobilisations citoyennes des territoires rhônalpins et a permis la tenue d’un colloque régional en juin sur cette question.
Un an de combat, de lutte, de mobilisation contre les erreurs gouvernementales et les grands groupes pétroliers, qui au-delà du simple satisfecit, est source d’espoir pour l’action politique locale et nationale.
> Ecouter l’interview de Michèle EYBALIN sur France Bleu Pays de Savoie - Rubrique « L’Invité de 7h15″ du 05/10/2011
> Tous nos documents Gaz de schiste
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